Les cours ont repris depuis plus de deux semaines mais c’était aujourd’hui la rentrée solennelle à « Sciences-po Nancy », pour être plus exact au premier cycle franco-allemand de Sciences-Po Paris. En tant qu’enseignant en institutions politiques en première année, j’ai assisté avec émotion à cette rentrée, « présidée » par Richard Descoings, retournant quelques années en arrière pour ma propre rentrée à Sciences-po. Depuis, Sciences-po a bien changé et c’est tant mieux ! Non pas que je n’y ai pas étudié avec plaisir mais le Sciences-po d’aujourd’hui a gagné un ancrage territorial et une ouverture sur le monde qu’il n’avait pas en 1999 : ancrage territorial avec l’implantation de premiers cycles en région, et le premier d’entre eux à Nancy ; ouverture sur le monde avec un brassage d’étudiants de très nombreuses nationalités. Dans ma conférence d’un peu plus d’une vingtaine d’étudiants, les Allemands sont aussi nombreux que les Français, avec de très nombreux étudiants à double nationalité. C’est le témoignage réconfortant d’une construction concrète de l’Europe. Et c’est un enrichissement considérable pour les étudiants, en tout cas ça l’est pour les enseignants ! Les projets ne manquent pas sur le campus de Nancy, avec notamment la perspective de transformation en un véritable collège franco-allemand délivrant un premier diplôme de type « bachelor » au bout de trois ans. Pour ma part, je n’ai qu’un seul souhait : que ce rayonnement international favorable à la Lorraine s’accompagne d’un enracinement de Sciences-po encore plus fort dans son environnement nancéien.
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