Archive pour novembre 2008

Portes-ouvertes dans les carrières…

Jusqu’en 1984, les carrières Solvay (site d’extraction du calcaire : à lire le très intéressant historique sur le site de la ville de Maxéville) faisaient face au Haut-du-Lièvre. Aujourd’hui, grâce au programme de rénovation urbaine, les carrières retrouvent une seconde vie, et forment un nouveau morceau de ville en plein cœur du plateau de Haye.

C’était hier matin une des premières concrétisations de cette action, avec une journée portes-ouvertes pour visiter la soixantaine de logements qui seront loués dès le début de l’année 2009 par l’Office public d’Habitat. Quand je suis passé vers midi, malgré le froid (et la neige qui bordait la pépinière des carrières !), une centaine de personnes intéressés par ces logements étaient déjà venu les visiter.

 

 

imag00181Preuve que les chantiers avancent sur le plateau de Haye, cette photo que j’ai prise hier matin (certes de pas très bonne qualité…), elle montre que le programme de rénovation urbaine passe progressivement du papier à la réalité, avec une qualité de vie renforcée pour les habitants du plateau. C’est aussi la preuve que le pari de la mixité peut être gagné, car beaucoup des visiteurs de ce matin ne venaient pas du Haut-du-Lièvre, mais souhaitaient s’y installer.

L’année 2009 permettra je l’espère de confirmer cette dynamique.

Une confidence de Martin Hirsch…

martin-hirschMartin Hirsch était hier à Nancy, le lendemain du vote de la loi créant le revenu de solidarité active (RSA). Il avait souhaité faire ce déplacement en particulier pour saluer l’action de plusieurs nancéiens en faveur de cette loi, et notamment de Laurent Hénart, qui avait présidé un groupe de travail lors du Grenelle de l’insertion puis a été le rapporteur de cette loi à la commission des finances de l’Assemblée nationale. Dans les quelques mots qu’il a prononcés hier à l’Hôtel de ville, Martin Hirsch nous a fait une confidence : voulant savoir si l’abbé Pierre, ancien député de Meurthe-et-Moselle, était de droite ou de gauche, il lui avait demandé, quelques semaines avant son décès pour qui avait-il voté en 1981. Et l’abbé Pierre de répondre « J’ai voté pour François Mitterrand…à moins que cela ne soit pour Valéry Giscard d’Estaing… »

 

La malice de l’abbé Pierre nous rappelle une évidence : la lutte contre la pauvreté et pour l’insertion n’est ni de droite ni de gauche, elle est juste du côté de la mobilisation. Et c’est toute l’intelligence de Martin Hirsch d’avoir su dépasser ces clivages, en rentrant dans le gouvernement avec une mission : faire aboutir le RSA. Ce projet est né : à nous désormais, dans les collectivités locales, de le faire vivre. Espérons que le conseil général de Meurthe-et-Moselle sache aussi dépasser les clivages pour s’inscrire dans cette dynamique.

Rencontre avec… l’Ecole des Musiques Actuelles de Nancy

eman

Lundi dernier, je rentre dans les locaux d’Asae Francas, association implantée au Haut-du-Lièvre. Et je me retrouve entraîné à chanter « couleur…café » avec un groupe de personnes âgées et d’écoliers du quartier… La faute à qui ? A l’Ecole des Musiques Actuelles de Nancy (EMAN).

Cet après-midi, autre cadre, même ambiance : me voilà dans les locaux de l’EMAN, en plein cœur de la Porte de la Craffe, pour faire davantage connaissance avec l’association.

Tout le travail de l’Ecole, animée par André Cuttitta, est dans cette anecdote. A la fois offrir, en plein cœur de la ville vieille, des formations à toutes les musiques actuelles, et s’ouvrir sur les quartiers, en particulier le Haut-du-Lièvre et ses écoles maternelles et primaires (et notamment l’école La Fontaine), pour que la musique puisse profiter à tout le monde.

L’EMAN, labellisée depuis mai 2008 par le Ministère de la culture (il y en a seulement deux dans le département) a plein de projets en cours. Parmi ceux-ci, des relations renforcées avec le Conservatoire et L’Autre Canal, et le projet pilote d’ « orchestre à l’école La Fontaine », pouvant déboucher, pourquoi pas, sur la création d’une véritable classe musicale au Haut-du-Lièvre.

Quand on voit toutes ces actions, je crois que la Ville et la Communauté urbaine du Grand Nancy ont raison de soutenir fortement l’EMAN…et moi d’y retourner chanter !

Minibus de Boudonville : du débat et des idées

ptit-stanComme je vous en avais dit un mot lundi, j’ai animé hier soir à la Maison Robert Sittler une réunion publique sur le « Ptit Stan de la Colline », le minibus qui sillonne le quartier de Boudonville depuis six mois.

J’ai commencé la réunion en posant deux questions à la soixantaine de personnes présentes : « Qui connaît le minibus ? » Toutes les mains se lèvent vigoureusement. « Qui l’utilise régulièrement ? » Quelques mains se lèvent timidement…

C’est un des enjeux de ce minibus qui avait été demandé par les habitants et travaillé en lien avec l’Atelier de vie de quartier : sa fréquentation n’est pas à la hauteur de sa popularité. D’où l’utilité de la réunion d’hier soir, pour évaluer le minibus, voir les aspects positifs et ceux qui le sont moins, et imaginer ensemble des propositions d’ajustement.

Deux heures d’échanges riches et constructifs nous ont permis, avec Christian Parra, le vice-président de la Communauté urbaine du Grand Nancy en charge de la politique des transports, de proposer des ajustements en matière d’horaire et de tracé du minibus qui pourront être mis en place dès le début de l’année 2009. Ces ajustements seront accompagnés d’une nouvelle communication pour faire davantage connaître le minibus et ses avantages.

C’était en tout cas une réunion très utile, qui fait vivre la démocratie participative au-delà des grands discours, et permet d’améliorer concrètement nos politiques publiques, au service des habitants du quartier.

Chants judéo-andalous ce jeudi à la salle Poirel

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Ce court billet pour dire un mot du concert « Chants judéo-andalous » organisé à la salle Poirel par l’Association « Diwan en Lorraine » ce jeudi 20 novembre à 20h30. Ce concert, organisé en partenariat entre Diwan en Lorraine et l’Association Culturelle Juive de Nancy, mettra en scène des musiques et chants du 11ème au 14ème siècle de la communauté juive de l’Andalousie musulmane et de l’Espagne catholique. Une belle initiative de dialogue interculturel à saluer, et un beau concert à aller écouter !

Marche à pied de Boudonville au Haut-du-Lièvre

marcheCet après-midi, le froid et beau soleil lorrain régnait sur Nancy. Le temps rêvé pour marcher à travers les quartiers de la ville, avec deux objectifs : rencontrer les commerçants de Boudonville-Libération pour évoquer avec eux le « P’tit Stan de la Colline », puis rejoindre le Haut-du-Lièvre où des animations sont organisées toutes cette semaine autour du thème de la santé.

Me voilà donc grimpant la rue de Boudonville et l’avenue de la Libération : l’occasion de discuter avec le libraire, la pharmacienne, la patronne du bar, le buraliste… du « P’tit Stan de la Colline ». Ce mini-bus a été mis en place en mai dernier, sur la demande et après une concertation avec les habitants du quartier ; il a notamment pour objectif de permettre aux personnes âgées de rejoindre les lignes de bus du réseau. Cette expérimentation a maintenant six mois d’existence, et nous souhaitons l’évaluer avec les habitants du quartier, pour voir les points positifs et ce qui pourrait être amélioré. D’où la réunion publique de jeudi soir, à 18h30 salle Robert Sittler. Si vous êtes intéressés, vous êtes les bienvenus.

A l’arrivée au Haut-du-Lièvre, je rejoins au Centre social la vingtaine de personnes, dont de nombreuses mères de famille, ayant participé à la marche organisée dans le quartier, puis direction le Tilleul argenté, pour un échange musical dans les locaux de l’association Asae Francas grâce à l’accordéoniste et au guitariste de l’Ecole des musiques actuelles de Nancy. Enfin, retour pour le début de soirée au Centre social pour l’Assemblée générale de l’association « Solidarité Chom Espoir », qui exploite notamment un atelier de menuiserie à la fois lieu de réinsertion et de service rendu aux habitants du quartier.

Fin de semaine chargée…

fernand-leger…à la Communauté urbaine du grand Nancy,  avec 40 délibérations à l’ordre du jour. Parmi celles-ci, quatre sur l’avancement du programme de rénovation urbaine sur le Plateau de Haye, et notamment l’aménagement d’un parking au Haut-du-Lièvre et l’aménagement des espaces extérieurs du quartier des Aulnes et du Champ-le-Boeuf. A  ces avancées concrètes, l’opposition ne répond que par des interrogations nationales… C’est pourquoi, nous lui avons proposé, avec André Rossinot et Henri Bégorre, de venir avec nous voir sur le terrain la construction des maisons Laverny, la réhabilitation du Tilleul argenté et du Cèdre bleu ou la future livraison des premiers logements sur les carrières Solvay. Bref, se rendre compte qu’à Nancy, à Maxéville et à Laxou, cela avance, au profit de la qualité de vie des habitants.

 

…pour le collège Louis-Armand à Nancy, où le Conseil général semble avoir l’intention de fermer définitivement ce collège. Il est pourtant dans le quartier d’Haussonville, qui bénéficie du plan de rénovation urbaine dans lequel nous nous sommes tous engagés à renforcer les services publics. Laurent Hénart et Valérie Rosso-Debord ont reçu hier les parents d’élèves pour partager leurs inquiétudes, en regrettant notamment le manque de concertation sur ce projet.

 

…pour l’équilibre et l’unité de la Lorraine, avec l’inutile débat relancé notamment par François Grosdidier pour que les directions régionales de l’Etat aujourd’hui installées à Nancy soient transférées à Metz. Comme si la nécessaire action pour renforcer la Lorraine et aider la Moselle à la suite des restructurations militaires devait se faire en déshabillant Nancy pour habiller Metz.

 

…à l’UMP, avec le renouvellement des instances locales. Grâce au soutien de 75 % des 210 militants qui s’étaient déplacés pour voter, j’ai été élu délégué pour la 1ère circonscription de Meurthe-et-Moselle. Un grand merci à eux.

 

…au PS également, avec le non-résultat du congrès de Reims. Je n’ai pas l’habitude de commenter les aléas du Parti socialiste, mais après deux heures passées ce matin devant la télévision à écouter les déclarations de leurs leaders, j’ai été effaré par les divisions et batailles d’egos, loin des préoccupations des Français.

11 novembre : la force du symbole

Les commémorations du 11 novembre sont tellement ancrées qu’elles en deviennent presque routinières. Pourtant, ce 90ème anniversaire de la fin de la première guerre mondiale ne s’inscrivait pas dans cette routine, tant au niveau national qu’au niveau nancéien.

douaumont028En choisissant l’ossuaire de Douaumont, le président de la République a souhaité rendre hommage à un territoire, Verdun, la Meuse, la Lorraine, lieu d’un des plus terribles champs de bataille de la première guerre mondiale. Il a surtout rendu hommage à des femmes et des hommes, soldats qui ont perdu la vie, familles qui ont perdu des proches, quelles que soient leur nationalité. Ce message d’unité résonne d’autant plus fort pour quiconque a visité l’ossuaire de Douaumont, lieu, entre autres, de l’émouvant rapprochement d’Helmut Kohl et de François Mitterrand.

 

Symboles aussi à Nancy. Au-delà de la commémoration militaire porte Désilles, le 11 novembre était l’occasion de l’inauguration au Musée Lorrain d’une exposition sur l’artisanat de tranchée. Avec cette exposition, on perçoit mieux que, derrière les soldats, il y avait des hommes, et que l’artisanat, l’art, la culture leur a souvent donné le « supplément d’âme » qui leur a permis de tenir. J’ai trouvé cette exposition simple et émouvante : allez y !

La force du symbole, c’est aussi la présence ce soir à Nancy de l’adjoint au maire de Karlsruhe, ville jumelée, et la lecture en français, par une écolière allemande, d’une lettre d’un poilu à sa fille, puis, en allemand, par une écolière française, d’un poème de Bertolt Brecht.

La paix et l’unité se construisent aussi grâce aux symboles ; ceux d’aujourd’hui, chacun à leur place, y ont contribué.

Conseil municipal : la place Thiers et les Ateliers de vie de quartier au menu

conseil-municipal1Soirée de conseil municipal (j’emprunte sans lui demander son autorisation une photo à Frédéric Cuignet Royer, j’espère qu’il ne m’en voudra pas de trop, mais c’était la plus sympa que j’ai trouvée..). Parmi les délibérations à l’ordre du jour, deux notamment ont été l’occasion d’un débat instructif.

 

L’une sur l’aménagement de l’espace Thiers. Sujet compliqué, mais qui, après des années de bataille juridique, commence enfin à aboutir. Au-delà d’une place Thiers aujourd’hui plus présentable, une concertation préalable a été menée, et ses orientations partagées ont permis l’approbation, à l’unanimité du conseil municipal de Nancy, après l’unanimité du conseil de la communauté urbaine du Grand Nancy, du cahier des charges de maîtrise d’oeuvre. La présentation du projet par Denis Grandjean a fait l’objet d’interventions très constructives de l’opposition, et notamment de Françoise Hervé.

L’autre sur l’attribution de subventions de fonctionnement aux Ateliers de vie de quartier. La délibération est assez anodine, mais c’était à juste titre l’occasion de faire un point d’étape après les Assemblées générales du mois d’octobre (ici, ici, ici et , mais aussi et encore ). Après la présentation par Claudine Guidat, l’opposition s’en est pour le coup donnée à cœur joie, nous livrant le petit manuel théorique de la démocratie participative, et nous montrant, bien sûr, comme nous étions de mauvais élèves sur ce sujet. Je me suis étonné de cette attitude, incantatoire et un peu dogmatique, alors qu’il y a du travail à faire ensemble, pour que chaque habitant, autour des Ateliers de vie de quartier mais pas seulement, puisse participer comme il l’entend à la vie de la cité. A chacun d’entre nous d’y contribuer.

Deux hommes d’Etat

rabin1Ce matin, à la Pépinière, un hommage était rendu à l’occasion du 13ème anniversaire de l’assassinat d’Itzhak Rabin, devant l’arbre planté à sa mémoire. Moment d’émotion pour un homme qui a créé les conditions de la paix, en acceptant le dialogue et les concessions, tout en défendant les intérêts du peuple qui démocratiquement lui avait fait confiance. Je me souviens très bien, en voiture dans la montée vers la station de ski des Deux-Alpes, entendre à la radio l’annonce de son assassinat. Je n’avais à l’époque naïvement pas compris comment un Juif pouvait assassiner le Premier ministre d’Israël. Depuis, les accords d’Oslo ne sont malheureusement plus qu’un bout de papier, et le problème, dramatique, reste entier.

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Ce soir, à l’hémicycle Charles de Gaulle, un hommage était rendu à l’occasion du 38ème anniversaire de la mort du général de Gaulle. Là-aussi, moment d’émotion, en mémoire à un homme qui a su, sans jamais se compromettre, défendre en tout temps l’indépendance et la grandeur de la France.

 

Deux soldats, deux chefs de gouvernement, hommes de guerre mais aussi hommes de paix, sachant se réconcilier avec l’ennemi d’hier pour en faire un partenaire pour construire l’avenir. Bien sûr, ils appartiennent au passé. Bien sûr, les réponses qu’ils proposaient ne sont plus forcément adaptées. Mais les valeurs qu’ils défendaient restent d’actualité.

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