C’était cet après-midi l’inauguration de la maison de retraite « Les Cygnes » dans le quartier de Crosne-Vayringe.
L’occasion d’avancer dans la reconquête de ce bout du quartier des Trois-Maisons, qui était il n’y a pas si longtemps encore une zone inondable, et qui est aujourd’hui, grâce aux travaux d’aménagement de la Meurthe, un espace de projets, avec en particulier une maison de retraite et un ensemble de logements en accession sociale à la propriété.
L’occasion aussi de saluer la réalisation d’un projet concret, à la fois réussite architecturale et lieu de service aux personnes âgées et de mixité sociale (30 lits de la maison de retraite bénéficient de l’aide sociale). Un projet qui a pu aboutir grâce à la mobilisation de tous, bien sûr de la société Orpea gérant la maison de retraite, bien sûr aussi de la ville de Nancy, mais également, disons-le sans dogmatisme, du Conseil général qui, est, en tant que gestionnaire de l’APA, un acteur majeur de la politique des personnes âgées.
Et pourtant… Michèle Pilot, élue touloise qui représentait le Conseil général, consacre une grande partie de son discours à disserter sur la « casse sociale » du gouvernement. Libre à chacun d’avoir ses opinions, c’est la moindre des choses pour un élu. Mais il y a des lieux pour le dire, et il y a des projets pour confirmer ses propos. Or où étions-nous ? A l’inauguration d’une maison de retraite ! Preuve au contraire que quand tous les acteurs, publics et privés, se mobilisent, les résultats concrets sont là. J’ai retrouvé dans les propos de Michèle Pilot les mêmes accents que lors des débats à la communauté urbaine sur l’avancement du programme de rénovation urbaine dans l’agglomération nancéienne : face aux avancées concrètes, le seul discours qui était tenu par l’opposition de gauche était de dénoncer les défaillances nationales de ce programme… Alors, par pitié, oui aux débats politiques, mais oui seulement à ceux qui permettent d’avancer sur des projets concrets, et non pas à ceux qui ne servent qu’à la polémique stérile.
Ouverture d’une maison de retraite aux Trois-Maisons : avancée concrète ou lutte idéologique ?
Publié 8 décembre 2008 Actualité , Dans les quartiers de Nancy , Politique 6 CommentairesTags: Conseil général, personnes âgées, Trois-Maisons
6 Réponses vers “Ouverture d’une maison de retraite aux Trois-Maisons : avancée concrète ou lutte idéologique ?”
- 1 Rétrolien dans 17 avril 2009 à 8:52
C’est un réflexe pavlovien : “la droite, c’est nul, le PS, c’est bien” … et ce quel que soit le sujet. Mais ce principe n’est il pas consubstantiel à la position d’opposition et, par voie de conséquence, applicable à toute formation politique se trouvant ainsi placée ?
Il n’est donc pas nécessaire de faire grand cas de Pilot et son discours.
D’accord avec toi Dramelay sur le réflexe souvent pavlovien de l’opposition, quelle qu’elle soit. Mais c’est une chose de le faire dans une enceinte politique, sur un sujet de débat, et c’est une autre de le faire à l’occasion de l’inauguration d’un projet qui a justement rassemblé tous les acteurs locaux…
Effectivement, le manque d’à propos est manifeste… mais là, nous ne sommes plus dans la politique…
Les actions locales, telle que l’inauguration d’une maison de retraite, doivent être l’occasion du regroupement des élus dans leur ensemble, au service des citoyens. La politique “politicienne” n’y a pas sa place. L’attitude de Michèle Pilot est, pour le moins, malvenue. Cela témoigne-t-il du malaise règnant au sein de l’opposition, où l’on peine à reconnaître que les projets de l’équipe municipale permettent de transformer (au bon sens du terme) Nancy ? Il me semble qu’un élu local, passionné par son territoire doit avant tout chercher à penser et construire un aménagement durable au service des citoyens ….
En bon pavlovien, je vais prendre le contrepied de ce que semblent dire les différents commentaires, et cette note.
Si la parole politique ne devait avoir de sens que dans les institutions d’élus, je pense qu’elle perdrait cruellement de sa force. Quand André Rossinot fait un discours très politique lors de l’inauguration de la carté SimpliCités, personne, bizarrement, ne fait de commentaire désobligeant. Deux poids deux mesures, donc.
En outre, l’inauguration d’une maison de retraite, même si elle est le fruit d’un travail commun, n’empêche nullement l’expression de discours divergents. Je trouve au contraire intéressant de mettre en perspective l’ouverture d’une maison de retraite avec la politique sociale pratiquée par le gouvernement actuel.
Ce n’est pas de la politique “politicienne”, comme semble le croire Cédric, mais l’expression d’une élue de la République qui estime à juste titre qu’ouvrir une maison de retraite ne doit pas obligatoirement provoquer une avalanche de satisfecits, et faire oublier la situation de bon nombre de nos concitoyens (notamment les retraités, tiens).