Après l’euphorie hier de Val d’Isère, retour sur le tout aussi passionnant (bon d’accord un peu moins tout de même J) Conseil municipal de lundi soir. C’était une longue soirée, avec plusieurs délibérations intéressantes, notamment sur l’événement autour de la Renaissance en 2012 et sur le Conseil des jeunes, mais c’est bien sûr le débat d’orientation budgétaire qui a monopolisé les échanges.
Un débat pas facile : tout d’abord, parce que, comme son nom l’indique, c’est un débat d’orientation, et non pas le débat budgétaire proprement dit qui aura lieu en mars. Ensuite parce que le contexte économique, très difficile et incertain, ne facilite pas la construction du budget municipal.
C’était donc un débat forcément difficile, et il n’y avait donc qu’un pas à franchir pour critiquer, encore critiquer et toujours critiquer, ce que l’opposition n’a pas manqué de faire. C’est son choix et c’est son rôle. Mais ce n’est pas mon point de vue, car le débat de lundi a au contraire permis des échanges nourris sur un grand nombre de sujets (écoles, développement durable, propreté….) et surtout de dégager les axes budgétaires qui seront les nôtres :
- La volonté de maintenir un haut niveau d’investissement. C’est la condition pour continuer les grands projets menés à Nancy tout en améliorant encore la qualité de vie des Nancéiens. Les quartiers dont j’ai la charge sont les témoins de ces projets concrets : rénovation urbaine au Haut-du-Lièvre, Berger-Levrault aux Trois Maisons, Saint-Epvre ou le Musée lorrain en Ville Vieille etc. Poursuivre ces investissements est d’ailleurs aussi le moyen de contribuer, à notre niveau, à la relance de l’économie.
- L’effort pour ne pas augmenter l’endettement dans des proportions inconsidérées. L’endettement de la ville de Nancy est aujourd’hui à un niveau légèrement au-dessus de la moyenne des communes comparables, sans pour autant que cela soit inquiétant compte tenu des investissements engagés en parallèle. Pour rester en capacité de rembourser progressivement cette dette, et pour ne pas transférer des charges aux générations futures, il faut veiller à ne pas trop l’augmenter. Cela passe notamment par une gestion active (mais bien sûr prudente) de la dette. Cela passe également par un effort constant sur les dépenses de fonctionnement, pour ne pas avoir parallèlement à augmenter fortement les impôts, comme certaines collectivités locales l’ont fait.
- Au niveau de la méthode, l’introduction de la participation au cœur même du budget de la ville. Le « budget participatif » était un engagement de campagne que nous commencerons à mettre en œuvre cette année. Concrètement, il s’agit, en débutant cette année par les questions de voirie, de demander aux habitants, via les Ateliers de vie de quartier, de donner leur avis sur la programmation prévue par la ville, et en particulier de nous aider à hiérarchiser les priorités. C’est une démarche difficile et ambitieuse, qui peut à terme nous apporter beaucoup, à nous élus et aux habitants. Je remarque d’ailleurs que l’opposition, qui nous avait sermonnés sur le budget participatif lors du précédent Conseil municipal, est restée bien silencieuse sur ce point, je me réjouis donc qu’elle semble approuver la démarche. Affaire à suivre…
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