C’est aujourd’hui la journée nationale de souvenir de la déportation et de la libération des camps. A Nancy, elle est précédée, le samedi, de cérémonies dans les quartiers, pour honorer la mémoire de nancéiens, qui, par leurs actes de résistances, ont physiquement et moralement contribué à terrasser la barbarie. Je ne suis pas le seul à être ému à chaque fois que je lis leur parcours.
J’ai évidemment, dans les quartiers dont j’ai la charge, participé à ces cérémonies, en Ville vieille, à Boudonville-Scarpone-Libération et aux Trois-Maisons. Ces cérémonies ont du sens, car elles ancrent le souvenir dans les territoires, avec par exemple Alexandre Hoffmann, instituteur à Braconnot, et Marcelle Dorr, dont une rue porte le nom après le quai Ligier Richier, qui avaient organisé des réseaux de résistance. Ou encore le sinistre immeuble où logeait la Gestapo boulevard Albert 1er.
Et pourtant…Quelques très rares personnes étaient présentes, peu d’élus, encore moins d’habitants, et quelques portes-drapeaux. Certes, les cérémonies sont nombreuses. Mais celle-ci, qui nous fait nous souvenir de l’insoutenable, pour qu’il ne se reproduise jamais, me semble plus que nécessaire. Nous avons chacun notre responsabilité. Aux élus de venir. Aux acteurs des quartiers de relayer. A la presse d’informer. A tous de transmettre aux plus jeunes générations.


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