En début d’après-midi, j’étais avec les écoliers du Haut-du-Lièvre à la MJC pour découvrir leurs projets développés pendant toute l’année scolaire dans le cadre des Aventures partagées du plateau de Haye. Beaucoup de projets originaux et émouvants, notamment l’orchestre de l’école La Fontaine, animée par l’EMAN, qui avait composé un morceau intitulé « Les oreilles du Lièvre ». La salle Azimuth était bondée, et le public a apprécié.
Fin d’après-midi, autre cadre, mais toujours le Haut-du-Lièvre en partage, ou plutôt en débat. Au Conseil municipal, la délibération sur l’aménagement des espaces devant le Tilleul argenté pour créer davantage de convivialité donne lieu à un débat sur le projet de rénovation urbaine. Pour Françoise Hervé, il y a du positif, mais les nouveaux logements qui se construisent ne sont pas architecturalement satisfaisants. Pour Mathieu Klein, il y a du positif, mais il ne faut pas créer deux quartiers du Haut-du-Lièvre, l’un ancien, l’autre nouveau. Au moins reconnaissent-ils qu’il y a du positif ! C’est je trouve une vision un peu réductrice de la politique engagée, d’ailleurs soutenue à l’unanimité, et qui veut créer de la mobilité et la qualité de vie pour tous dans un quartier rénové. D’où la rénovation de très nombreux logements, notamment ceux du Tilleul argenté et du Cèdre bleu. D’où la construction de nouveaux logements et le développement de services des deux côtés de l’avenue Pinchard, mairie de quartier, terrains de sport, jardin botanique, commerces… D’où également la volonté de rénover les écoles actuelles plutôt que d’en construire de nouvelles séparées, pour permettre à tous les écoliers du quartier de se rencontrer.
Des projets des écoliers au débat de ce soir, petites et grandes actions se rejoignent pour construire, avec les habitants du quartier, une qualité de vie renforcée sur le plateau de Haye.

Tiens, je suis d’accord avec Mathieu Klein (voilà qui est étonnant !).
La séparation du Haut-du-Lièvre en deux quartiers distincts, l’un ancien, l’autre nouveau, serait bien peu en phase avec la mixité sociale que la ville doit amplifier dans ce quartier. Si l’on commence à faire d’un côté de beaux immeubles tout neufs et de l’autre les anciens, et qu’on sépare de facto une certaine catégorie d’une autre, on contribue à des phénomènes déjà connus auparavant, où l’étiquette “ancien HDL” collera au front des gens qui chercheront du travail, par exemple.
Tant qu’à faire, pourquoi ne pas rétablir le 54100 aussi ?
Plus sérieusement, créer des structures des deux côtés de l’avenue ne changera pas grand-chose, et le simple fait que tu soulignes “des deux côtés de l’avenue Pinchard” montre que cette avenue est déjà une ligne de démarcation.
Bonjour Maxime
Bravo pour ton rôle de porte-parole de Mathieu Klein, c’est vrai que vu l’activité de son blog, il vaut mieux que tu le défendes.
Sur le fond, je trouve dangereux de faire commme si deux Haut-du-Lièvre allaient s’opposer, en voulant transformer une avenue en barrière, alors que nous faisons exactement l’inverse.
“Les beaux immeubles tout neufs d’un côté ?” Il y en a de part et d’autre (regarde les maisons en bois place Laverny) et les nouveaux logements sur l’espace Solvay sont ouverts à tous, y compris aux habitants actuels du Haut-du-Lièvre.
“Les anciens immeubles” ? C’est parce que nous voulons améliorer la qualité de vie de TOUS les habitants que nous réhabilitons 3500 logements existants. Je t’invite à venir voir par exemple le Tilleul argenté avant et après, tu verras la différence.
Et bravo pour le trait d’humour sur le 54 100, alors que tu sais que nous nous sommes battus, notamment Laurent Hénart, pour supprimer cette marque de discrimination.
Quant à la “ligne de démarcation” de l’avenue Pinchard, là-encore bravo pour cette formule indigne qui rappelle d’autres périodes ! Penses-tu que la MJC et la Poste,ou encore la Pépinière des carrières et demain les terrains de sport, qui sont du côté Solvay de l’avenue Pinchard, sont réservés aux nouveaux habitants ? Si tu venais plus souvent au Haut-du-Lièvre, tu verrais que ces équipements sont d’ores et déjà ancrés dans le quotidien de tous les habitants, tout comme la mairie de quartier ou les écoles.
Bref, à ta disposition pour en discuter, mais en évitant les positions démagogiques.
Eh bien, voilà une fougue que je ne te connaissais guère !
Eliminons tout de suite la forme, puisque ton argument se borne aux nouvelles constructions et aux rénovations – pour une équipe qui vante à qui mieux mieux son humanisme, il serait peut-être bon de parler un peu moins béton et un peu plus politiques sociales, culturelles, politiques de l’emploi.
Non, je ne suis pas porte-parole de Mathieu, mais bizarrement, en tant que socialiste, il m’arrive d’avoir les mêmes positions que lui. Etonnant, non ?
Deuxième point : de source sûre, je sais que le blog de Mathieu devrait revenir très prochainement. Tu auras tout le loisir de discuter avec lui sur la toile.
Troisième point : oui, je connais le Haut-du-Lièvre, et je n’ai pas attendu que tu deviennes conseiller municipal pour cela, merci.
Enfin, la “ligne de démarcation” ne contenait aucune référence historique. La démagogie n’est décidément pas à sens unique, et les cris d’orfraie n’ont jamais fait davantage vibrer les tympans des électeurs.
Voilà finalement ce que ta majorité et toi-même proposez à l’opposition depuis le début de ce mandat : de la fausse indignation, des mains sur des coeurs serrés et, quand on s’inquiète de la situation sociale d’un quartier, du béton tout frais pour seule réponse.
Ca promet pour la suite !
Si pour toi le logement, les écoles, les terrains de sport, la MJC et la mairie de quartier sont du “béton tout frais”, je m’inquiète de ta vision abstraite et théorique de la cohésion sociale ! Mais je suis le premier à affimer, comme toi, que l’architecture n’est pas tout, c’est d’ailleurs le sens de mon intervention au Conseil municipal lundi dernier, et c’est toute la philosophie de la rénovation du quartier que nous défendons.
Quant aux formules utilisées, je te laisse la responsabilité de les employer, mais les mots ont du sens, et ce n’est pas en invoquant les cris d’orfraie et autres fausses indignations que tu les feras oublier.