Articles Tagués 'Laurent Hénart'

Beau week-end…

…non pas par le temps en Lorraine, assez apocalyptique, mais pour les deux moments qui, d’une manière très différente, m’ont fait vibrer :

- vendredi soir pour le lancement de la campagne de Laurent Hénart pour les élections régionales. Malgré les conditions climatiques, plus de 400 personnes étaient venues à Montigny-lès-Metz, et Laurent Hénart a pu présenter, entouré notamment d’Anne Grommerch, de Jean-Luc Bohl, de Nadine Morano, de Gérard Longuet, son équipe et son ambition pour remettre en marche la Lorraine. Une équipe unie, rassemblant des personnalités de sensibilités très différentes, mais désirant toutes cesser le jeu des divisions stériles et faire de l’emploi la priorité de la politique en Lorraine. Un beau moment, un beau lancement, et surtout une belle campagne qui s’annonce ;

- aujourd’hui, avec le superbe podium de Marie à Saint-Moritz, qui en annonce bien d’autres. Enfin on arrêtera de ne (me, et surtout lui) parler que de Val d’Isère ! Bravo Marie !

Pathétique !

 Ce week-end c’est la Saint-Nicolas. En Lorraine, et notamment à Nancy, Metz, Saint-Nicolas-de-Port, des fêtes ou animations sont organisées, et c’est tant mieux. Mais en ce moment, dans la presse, sur les blogs, ce ne sont pas ces festivités qui font l’actualité, mais la polémique de l’affreuse privatisation de la Saint-Nicolas par l’affreuse ville de Nancy et notamment l’affreux Laurent Hénart. Réactions indignées, pétitions citoyennes, bref un émoi légitime !

Et bien non, il s’agit d’une manipulation politique totalement pathétique :

- pathétique de faire croire qu’il y a privatisation de la Saint-Nicolas et que la ville de Nancy interdirait aux autres communes d’organiser des fêtes de la Saint-Nicolas. Ce qu’a fait la ville de Nancy, en lien d’ailleurs avec la commune de Saint-Nicolas-de-Port, c’est de déposer à l’Institut national de la propriété intellectuelle un certain nombre de produits dérivés liés à la Saint-Nicolas, pour éviter que n’importe qui fasse commerce dans n’importe quelle condition de produits portant le nom « Saint-Nicolas ». Si Nancy a entrepris une telle démarche, c’est que de telles mésaventures sont déjà arrivées : en 1999 lors de l’année Art nouveau, lors de la piétonnisation de la place Stanislas avec le “pavé de la place Stanislas”, des particuliers peu scrupuleux avaient déposé les noms et interdisaient qu’ils soient utilisés. Le droit des marques est peut-être stupide, mais il est comme ça. En bref, tout le monde peut organiser la fête de la Saint-Nicolas, et il n’a jamais été dans l’intention de la ville de Nancy d’en empêcher qui que ce soit. Donc je rassure les brillants Dominique Gros et Jean-Pierre Masseret, ils n’ont pas besoin de « s’assoir sur cette déposition » comme ils veulent le faire croire

- pathétique de la part de Jean-Pierre Masseret, qui est le président du conseil régional, et qui à ce titre devrait favoriser toutes les fêtes de la Saint-Nicolas dans toute la Lorraine, de créer la division en décidant, la dernière année de son mandat, de subventionner largement la ville de Metz pour une Saint-Nicolas, et de recréer une division stérile et dépassée entre Nancy et Metz.

Alors concrètement que se passe-t-il ? Pourquoi faire les vierges effarouchées maintenant, alors que les conseils municipaux de Nancy et Saint-Nicolas-de-Port ont délibéré sur ce sujet au début de l’été ? Et bien parce que les élections régionales sont dans trois mois. Et que Jean-Pierre Masseret, prompt à créer des polémiques plutôt qu’à construire des politiques, trouve qu’il y a un beau coup à faire, et que ça risque de mettre en difficulté Laurent Hénart. Alors on utilise d’un côté Dominique Gros, trop content de pouvoir encore une fois taper sur Laurent Hénart avec des arguments violents et populistes, et d’un autre l’opposition de gauche au conseil municipal de nancy, qui pense pouvoir se refaire une santé sur de la polémique stérile.

Toute cette histoire est vraiment pathétique. Si Jean-Pierre Masseret veut placer la campagne électorale sur ce terrain, cela n’augure rien de bon, et cela montre la piètre éthique qu’il a de la politique. Qu’il fasse juste attention à ce qu’il ne récupère pas le boomerang…de Saint-Nicolas

Une confidence de Martin Hirsch…

martin-hirschMartin Hirsch était hier à Nancy, le lendemain du vote de la loi créant le revenu de solidarité active (RSA). Il avait souhaité faire ce déplacement en particulier pour saluer l’action de plusieurs nancéiens en faveur de cette loi, et notamment de Laurent Hénart, qui avait présidé un groupe de travail lors du Grenelle de l’insertion puis a été le rapporteur de cette loi à la commission des finances de l’Assemblée nationale. Dans les quelques mots qu’il a prononcés hier à l’Hôtel de ville, Martin Hirsch nous a fait une confidence : voulant savoir si l’abbé Pierre, ancien député de Meurthe-et-Moselle, était de droite ou de gauche, il lui avait demandé, quelques semaines avant son décès pour qui avait-il voté en 1981. Et l’abbé Pierre de répondre « J’ai voté pour François Mitterrand…à moins que cela ne soit pour Valéry Giscard d’Estaing… »

 

La malice de l’abbé Pierre nous rappelle une évidence : la lutte contre la pauvreté et pour l’insertion n’est ni de droite ni de gauche, elle est juste du côté de la mobilisation. Et c’est toute l’intelligence de Martin Hirsch d’avoir su dépasser ces clivages, en rentrant dans le gouvernement avec une mission : faire aboutir le RSA. Ce projet est né : à nous désormais, dans les collectivités locales, de le faire vivre. Espérons que le conseil général de Meurthe-et-Moselle sache aussi dépasser les clivages pour s’inscrire dans cette dynamique.


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